1. La fascination silencieuse de la surface


En réalité, je ne sais pas du tout comment en parler.

C’était une fascination calme et indifférente dont je ne vois pas comment parler. Dont je suivais les méandres en pensant à autre chose.

On pense toujours à une chose en pensant à une autre.

On pense à une chose par ricochet. Ricochet sur une autre.

Ombre soleil. Soleil ombre. Quelqu’un a laissé une trace de soi. Sans rien laisser de soi.

On se laisse fasciner par le monde à cause du silence en soi. Ce n’est pas la même phrase et pourtant … etc …

Ça ne change rien : la transparence est fallacieuse.

La transparence entraîne, elle entraînerait, elle nous entraînerait si on n’y prenait pas garde. Pour un peu elle entraînerait.

Cela dit, qu’est-ce qu’on y peut ? On a beau en connaître tous les pièges, on tombe dans le réel comme dans un tourbillon.

Puis dans les pensées de soi, comme dans un autre tourbillon. Puis dans le silence de soi. On tourne en rond. Je prétends que c’est le même texte.

Il se pourrait que ce soit le même texte. La même phrase. Le même élan. Contre. Le silence.



Isabelle Pariente-Butterlin _ Licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 17 août 2012.



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