De la tendresse jusqu’au déchirement (17)


Le fil dérisoire de nos pensées arachnéennes. Mais qu’est-ce qui nous retient au monde, sinon lui ? Le fil tissé, lié, noué de nos pensées arachnéennes déposées sur le monde.

À la surface du monde. L’effleurant à peine.

Le fil ténu de nos pensées, ne troublant pas le monde, articulant à peine, les détachant, dans la lumière de l’été, les syllabes douces de notre contemplation.

À peine une risée à la surface de l’eau, et les éclats de lumière qui en découlent, et les ombres en écho caressant le fond. Presque rien. Rien de plus que notre présence.

Et le déploiement de notre rêverie à la surface du monde, entre les battements calmes de nos cils.



Isabelle Pariente-Butterlin _ Licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 31 mars 2016.



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